La dépigmentation volontaire est une pratique couramment observée chez les noirs africains depuis plus de quatre décennies. En Afrique subsaharienne, cette pratique prédomine largement chez les femmes, quel que soit leur statut socio-professionnel, avec une prévalence comprise entre 25% et 77,3% selon les différentes études. Les produits les plus utilisés lors de cette pratique sont principalement à base d’hydroquinone, de corticoïdes et de dérivés mercuriels. Les motivations sont diverses et restent dominées par la recherche de peau claire comme canon de beauté. La peau claire et les cheveux défrisés constituent le modèle de beauté de la femme occidentale à suivre résolument ; le modèle traditionnel africain n’est pas valorisé. Les utilisatrices de ces produits sont exposées aux pressions publicitaires des médias classiques (radios, télévisions, affiches publicitaires, journaux papiers) ou de proximités (entourage social, pression des pairs). Des complications cutanées surviennent chez 60% à 96% des utilisateurs de produits cosmétiques dépigmentants en Afrique subsaharienne. Ces complications cutanées sont dominées par les troubles pigmentaires et trophiques. Ces complications ne sont pas nécessairement un frein pour l’utilisation de ces produits mais peuvent constituer un levier important de sensibilisation de la population générale

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Fatima LY Ancienne Interne des Hôpitaux, Dermatologue-Vénérologue Université Cheikh Anta Diop de Dakar Médecin-chef du service de Dermatologie EPS Institut d’Hygiéne Sociale de Dakar Référence électronique Ly F., (2018). « Dépigmentation Cosmétique Volontaire (DCV) : enjeux sanitaires, pratiques, motivations et ébauches de solutions. », [En ligne] La Peaulogie 1, mis en ligne le 01 juillet 2018, URL [...]
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