Introduction. La littérature dans la peau : tatouages et imaginaires.

Anne CHASSAGNOL

Maître de conférences, laboratoire TransCrit, Université Paris 8.

Brigitte FRIANT-KESSLER

Maître de conférences, Université Polytechnique Hauts-de-France, Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLLASH).

Référence électronique
Chassagnol A., Friant-Kessler B., (2020), « Introduction », La Peaulogie 4, mis en ligne le 5 mai 2020, [En ligne] URL : http://lapeaulogie.fr/introduction-tatouages-litterature

La littérature dans la peau est un projet de recherche initié en 2018 qui s’appuie sur plusieurs cycles de colloques, de journées d’études et sur une série de publications. Porté conjointement par l’Université Paris 8 Vincennes Saint‑Denis et l’Université Polytechnique des Hauts‑de‑France, il est né d’une réflexion sur la façon dont les lecteurs se réapproprient de nos jours la littérature qui se donne à lire sur la peau. Le projet vise à constituer un réseau interdisciplinaire de chercheurs dans le but de cartographier des phénomènes, en apparence épars et pourtant connexes, au croisement de la page et de la peau, du texte et de l’image, de la littérature et des Cultural Studies. La notion de « littérature dans la peau », inspirée par les travaux de Pierre Zoberman et Marie‑Anne Paveau sur la corpographèse, souligne aussi bien l’engouement pour les écrits sur le corps que pour les œuvres de fiction et les performances artistiques consacrées au tatouage.

« Les tatouages scripturaux » (Paveau, 2009) se présentent sous diverses formes (portraits d’écrivains, citations, illustrations), toutes à l’interface entre espace privé et sphère intime, entre visible et lisible. Étudier ces types de tatouages permet de mieux appréhender le désir d’archiver un fragment littéraire à même la peau, d’incarner la littérature dans sa dimension physique, parfois jusqu’à l’excès, tout en interrogeant la diffusion ainsi que la réception des œuvres référencées. La mise en fiction du corps est également envisagée à travers la circulation de citations dans les communautés de fans ou via les modalités interactives des réseaux sociaux. Ce numéro 4 de La Peaulogie s’intéresse donc à la dimension sensible et sensorielle de l’écriture corporelle et à la façon dont le culte littéraire s’exprime sur la peau. N’oublions pas que le mot « style » a pour origine étymologique « stilus », l’outil de marquage qui servait à écrire sur des tablettes de cire.

Lignes, tracés graphiques, surfaces encrées, impressions, parchemins et vélins, sont autant de termes que le tatouage partage avec l’écriture. Entre les objets scripteurs, les gestes de l’écriture ou du dessin et l’aiguille du tatoueur se noue une relation sensible et palpable. Conçu comme un numéro interdisciplinaire, l’ensemble de ce volume aborde le tatouage, non plus comme motif graphique uniquement visuel, mais comme support narratif proprement romanesque, théâtral, ou poétique.

Le tatouage constitue depuis longtemps un axe de recherche en anthropologie. De L’Uomo Criminale (1876) de Cesare Lombroso aux travaux du Dr Lacassagne (Le Tatouage : étude anthropologique et médico‑légale, 1881), les marques infamantes de la pègre sont répertoriées et archivées dans l’idée de modéliser une science du crime. À mesure que le tatouage se répand, en tant que pratique puis comme esthétique, la sociologie entrevoit dans cette mise en écriture du corps, la ligne de démarcation entre l’espèce humaine et animale[1]. La philosophie s’est elle aussi saisie des questions éthiques propres à l’écriture de soi[2]. En revanche, la critique littéraire a assez peu exploré la façon dont le tatouage a pu investir la fiction. La littérature s’empare très tôt du tatouage, véritable « ressort du topos romanesque de la reconnaissance » (Reverzy, 2012), depuis le hiéroglyphe sur le bras de Figaro (Le Mariage de Figaro) ou la fleur de Lys sur l’épaule de Milady de Winter (Les Trois Mousquetaires). On le repère dans le roman d’aventures où il est l’apanage du marin, la carte d’identité du harponneur (Moby‑Dick) et la marque de fabrique du pirate (Treasure Island ; Peter Pan). Dissimulé sous un vêtement, il livre une lecture érotique du corps. Quant à son dévoilement, il constitue le mécanisme dramatique de nombreux romans à sensation de ‘V.V: or, Plots and Counterplots’ de Louisa May Alcott à ‘Mr. Meeson’s Will’ de Rider Haggard.

À l’image d’autres topoi, le tatouage traverse tous les genres et sous‑genres littéraires parmi lesquels on retrouve des personnages tatoués, la figure de l’artiste en tatoueur et, bien sûr, les objets propres à la pratique du tatouage. Dans le roman policier, comme chez Conan Doyle, le tatouage constitue une mise en abyme contenant l’une des clés de l’énigme (The Red‑Headed League). La marque indélébile, la « bousille », signale un passé interlope (‘Rose’ de Guy de Maupassant), un itinéraire du crime que révèlent des initiales caractéristiques du bagne (Les Misérables) ou les formules distinctives des Bataillons D’Afrique (‘Pas de chance’, ‘Fatalitas’, ‘Né pour souffrir’, ‘Vaincu mais non dompté’)[3], autant de tatouages rébus, écrits antimilitaristes, formules vengeresses ou jeux de mots obscènes (Paco les mains rouges)[4]. Le temps carcéral inscrit en creux l’évasion spectaculaire à venir du bagne de Cayenne (Papillon). Le dermographe occupe également une place centrale dans la fiction, en tant qu’instrument de torture (La Colonie pénitentiaire) ou comme outil indispensable au prodige artistique (The Electric Michelangelo). Le corps tatoué, graffité, meurtri, victime de trauma ou, au contraire, sublimé en œuvre d’art (« Skin » de Roald Dahl), produit du récit et invite au déchiffrement en opérant « une transaction sémiotique » de l’image au texte (Louvel 2002, 147). Dans The Illustrated Man de Ray Bradbury, le tatouage devient même un personnage autonome, exogène, qui finit par se substituer au narrateur. La marque sur la page et la peau ne font plus qu’un.

Le questionnement autour de l’inscription du littéraire et de son appropriation est donc au cœur de la réflexion. Comment la présence du tatouage devient‑elle un indicateur épistémologique et culturel pour expliquer le nomadisme de la littérature en dehors des écosystèmes livresques habituels ? Comment des genres aussi divers que le récit d’aventures, le roman à sensation, le thriller, l’œuvre postcoloniale ou encore les fictions hypertextuelles, mettent‑ils en récit le corps tatoué ? Quelle valeur narrative accorder à l’écrit sur le corps ? Peut‑on aller jusqu’à employer le terme de « fétichisme littéraire » par le biais de l’incorporation du littéraire dans la chair ?

Ce numéro réunissant sept articles propose d’appréhender la notion de « Littérature dans la peau » à travers trois sections. La première, consacrée aux interactions entre corps et corpus fait dialoguer deux textes. « My hundreds of Inches of Skin: An International Portrait Gallery of Virginia Woolf Tattoos » de Caroline Marie condense à lui seul, multum in parvo, les multiples facettes de l’inscription du littéraire à même la peau. Lorsque le portrait est tatoué en hommage à la femme écrivain à la manière d’une miniature, il renvoie à une double culture visuelle, celle d’un passé où l’image, sertie comme en bijou, circulait dans l’intimité et l’autre, contemporaine, où le médaillon fait d’encre et de mémoire littéraire s’exhibe comme un signe d’appartenance. Dans cet article sur le statut iconique de l’écrivain, la peau devient le reliquaire du culte woolfien mais aussi le creuset d’une ramification de circulations icono‑textuelles démultipliées. La relation organique au texte, partie intégrante du corps, est également en jeu dans le texte de Jaine Chemmachery,

« The Mark of the Beast as Trace of History » où il est question d’une mise en regard de deux romans contemporains : The Crimson Petal and the White (2002) de Michel Faber et Burnt Shadows (2009) de Kamila Shamsie. Ces deux récits historiques ont recours aux tatouages pour évoquer, d’une part, dans le cas de Faber, les traces animales, étranges, sur le corps d’une prostituée, Sugar, dont le nom fait écho au passé colonial et, d’autre part, les séquelles de la guerre perceptibles sur le corps d’Hiroko dans le texte de Shamsie.

La deuxième section est composée de trois articles sur le tatouage comme expérience traumatique de l’écriture de soi. Dans « Her other Bodies: a Travelogue de Brian Evenson. Rituels d’une écriture au scalpel », Nawelle Lechevalier‑Bekadar envisage le geste d’écriture comme un acte de cruauté. Cette nouvelle américaine qui n’est pas sans rappeler La Colonie pénitentiaire (1919) de Kafka, met en scène les rituels d’un meurtrier appliqué à graver des étoiles sur le corps de ses proies. Clémence Mesnier insiste également sur le lien entre la blessure auto‑infligée comme modalité d’inscription du souvenir. Son article, « Une incarnation littéraire du temps sur la peau. Corps écrits chez Stéphanie Hochet et Gillian Flynn » opère une triple comparaison entre Sang d’encre (2013) de Stéphanie Hochet, le film Memento (2000) de Christopher Nolan et la série HBO Sharp Objects (2018). Enfin, l’article d’Eléonore Reverzy « De la chasse au renard et autres motifs : les tatouages dans l’œuvre de Pierre Loti » révèle que le tatouage, loin d’être une fantaisie exotique sur le corps, évoque des rites anciens sur le point de disparaître, tout en révélant la face cachée, plus trouble, de l’auteur.

Dans la dernière partie, il est question du tatouage en tant qu’« œuvre ouverte » dans la mesure où celui‑ci offre à l’interprète, porteur d’encre ou tatoueur, une œuvre à achever. Il est « une invitation à faire l’œuvre avec l’auteur » (Eco, 1965, 35). Marie Bouchet revient sur SKIN, le projet inachevé de Shelly Jackson, écrit pour que chacun des 1875 mots de la nouvelle soit inscrit sur le corps des participants. L’inscription, ou impression du texte sur la peau, n’a‑t‑elle pas ici plus de valeur que la lecture hypothétique du texte intégral ? Qu’advient‑il du texte tatoué quand l’un des participants vient à disparaître ? Cette interrogation sur l’écriture comme langage corporel est reprise dans l’article d’Amandine Mercier (« Tatouages et nudités dans Stills IV et V de Kris Verdonck. Dénudage et ré‑écriture de la condition humaine ») consacré aux projections de l’artiste Kris Verdonck qui, par un habile procédé d’habillage/déshabillage, utilise la technologie du video‑mapping pour recouvrir les façades de corps nus entièrement tatoués. Les tatouages se superposent aux graffiti pour faire de ce paysage cutané un livre ouvert et offrir un point de vue encré/ancré dans le littéraire. Ils dessinent des contours capables de se déployer dans le cadre de postures artistiques et politiques, vers d’autres poïétiques et domaines performatifs.

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