La Peaulogie

Le comité scientifique
null

Bernard Andrieu

Paris, France

Bernard Andrieu développe une réflexion sur les techniques du corps (hybridation, immersion, incorporation, prothèses) dans l’autonomie du sujet dans la santé (Récit de malades, toucher, autosanté), le self-help et  l’agentivité du corps en 1ère personne (Handicap, récit de soi, go-pro) et les médecines du bien-être, la philosophie et l’éthique du sport et définit une écologie corporelle à travers l’immersion dans le corps et des corps dans les éléments. Il développe également une réflexion sur les arts immersifs (Arts du cirque en collaboration avec le CNAC, Dispositifs immersifs, Brain-Interface Machine, Orgasme, Vertige, Osmose dans la nature et dans la technique). Il fonde avec ses doctorant(e)s, le Pr Pétrucia da Nobrega de l’Université de Natal (Brésil) et le post-doctorant de l’Université de Kyoto Haruka Okui une émersiologie pour penser la relation discontinue entre le corps vivant et la conscience du corps vécu..

null

Grégory Beriet

Saint Laurent du Maroni, France

Sa thèse d’histoire publiée en 2009 concerne L’hôpital-école de la marine de Rochefort (1775 – 1850) : architectonique médicale et physiologies sociales. Il est MCU depuis 2011 à l’université de Guyane au sein de l’École Supérieure du Professorat et de l’Education. Depuis, il analyse l’accès aux soins et les discriminations dans les contextes socioscolaires de la Guyane. Dans la recherche-action, il initie les professeurs des écoles à l’analyse des gestuelles professionnelles discriminantes. Il a créé avec Alexandra Vié un groupe de recherche-action intitulé MIGR’EN SOI (Migrer, enseigner, soigner) à Saint-Laurent-du-Maroni. Dernières publications : Le corps du fleuve : mobilités et stratégies sociales sur le Maroni. (2017). Labor & Engenho 11/2.; L’action médicale des officiers de santé rochefortais embarqués dans les territoires américains (fin XVIIIe siècle – milieu XIXe siècle), 2016.

null

Christian Bromberger

Marseille, France

Christian Bromberger est professeur émérite d’anthropologie à l’Université d’Aix-Marseille où il a fondé et dirigé l’Institut d’Ethnologie Méditerranéenne et Comparative. Il a été membre senior de l’Institut Universitaire de France (chaire d‘ethnologie générale) de 1995 à 2005, professeur invité dans plusieurs universités étrangères et a dirigé de 2006 à 2008 l’Institut français de recherche en Iran. Ses travaux de recherche portent sur l’Iran (en particulier la province du Gilân), sur l’engouement populaire pour les clubs et les matchs de football, sur la gestion sociale et culturelle de la pilosité. Parmi ses principaux ouvrages : Le match de football. Ethnologie d’une passion partisane à Marseille, Naples et Turin, M. S. H.; Un autre Iran. Un ethnologue au Gilân, Armand Colin ; Trichologiques. Une anthropologie des cheveux et des poils, Bayard (réédité sous le titre Les sens du poil, Creaphis). Plusieurs articles sur la pilosité dans Annales de dermatologie, Les Dossiers de l’Obstétrique, Ethnologie française, La Grande oreille.

null

Philippe Charlier

Paris, France

Philippe Charlier est docteur en médecine (anatomo-pathologie et médecine légale), docteur ès-sciences (bioéthique) et docteur ès-lettres (anthropologie et histoire des maladies). Maître de conférence des universités (UVSQ) et praticien hospitalier, il est chef de service à l’Hôpital de Nanterre (Département de Consultations et de Santé Publique) et responsable de l’Unité Sanitaire de la Maison d’Arrêt des Hauts-de-Seine. Il dirige l’Equipe d’Anthropologie Médicale à l’UFR des Sciences de la Santé (rattachée à l’EA 4498, Laboratoire DANTE, UVSQ). Ses domaines de recherche sont l’anthropologie physique et sociale (rituels autour du corps humain, de la maladie, de la mort), le diagnostic rétrospectif, et l’évolution des processus pathologiques.

null

Jean Da Silva

Paris, France

Jean Da Silva est professeur des universités en arts plastiques et spécialiste de l’art contemporain à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne conduit actuellement des recherches sur l’esthétique des arts de soi propre aux apparences et aux comportements corporels publiques ou intimes, ceci dans une approche esthétique, critique et politique. En 2009, il a publié Du velu du lisse, histoire et esthétique de l’épilation intime aux éditions Complexe. Les 123 titres que présente cette bibliographie renvoient à des ouvrages imprimés et des articles de revues qui offrent un point de vue significatif sur le rapport que l’homme entretient avec sa pilosité. Est ainsi offert un matériau privilégié pour construire et comprendre l’historiographie des études savantes (médecine, histoire, psychologie, psychanalyse, anthropologie, sociologie, ethnologie, etc.) concernant la pilosité.

null

Adeline Grand Clément

Toulouse, France

Agrégée d’Histoire, MCU en histoire grecque à l’Université de Toulouse 2 Jean Jaurès (2007-). Membre Junior de l’IUF (2016-2021), de PLH-ERASME, dont elle a exercé la direction adjointe de 2008 à 2015, et est associée à l’ANHIMA (UMR 8210). Ses recherches portent sur l’histoire culturelle du monde grec, l’anthropologie des couleurs dans les sociétés anciennes, ainsi que la réception de l’Antiquité au XIXe siècle. Actuellement, elle s’intéresse aux différentes registres du sensible et à leur importance dans les pratiques sociales et l’imaginaire collectif des Grecs anciens. De 2015 à 2017, elle a dirigé, avec l’assyriologue A.-C. Rendu Loisel, le programme de recherche « Synaesthesia ». Elle a publié notamment La fabrique des couleurs. Histoire du paysage sensible des Grecs anciens (2011), « Blancheur et altérité : le corps des femmes et des vieillards en Grèce ancienne », Corps, 3, 2007,  32-39.

null

Camille Gravelier

Nancy, France

Camille Gravelier est médecin de formation. Durant ses études médicales elle suit un double cursus et obtient un master 2 en intervention sociologique et anthropologique à l’université lorraine. Actuellement doctorante en science biologique, ses recherches portent sur la réadaptation des patients grands brûlés de zones visibles dans la vie courante (ou « socialement » visibles). Elle développe une approche multidisciplinaire de la prise en charge du patient ; pour une réflexion sur l’individu et la santé dans sa globalité. Son travail est mené en partenariat avec le laboratoire lorrain de sciences sociales.

null

Claire Lahuerta

Metz,France

Claire Lahuerta est professeure d’université en arts plastiques à l’Université Lorraine de Metz et plasticienne. Elle y codirige les Master 2 Arts de l’exposition et scénographies et Recherche Arts et Industries Culturelles. Membre du CREM (EA3476, 2003-), elle est l’auteure notamment de HUMEURS. L’écoulement en art comme herméneutique critique du corps défaillant, 2011. Le sang menstruel dans l’art contemporain. Entre sécrétions féminines et  fureur utérine : histoire d’un héritage, in Représentation et Modernité, (dir. D. Château et C. Leman), 2003. Quand le corps parle, les mots de l’art, in Les usagers évaluateurs ? Leur place dans l’évaluation des bonnes pratiques professionnelles en travail social, (dir. M. Laforcade et V. Meyer), 2008. Ses recherches actuelles portent sur la radicalité artistique post-queer, et sur les pratiques artistiques corporelles et militantes (tatouage queer, scarification, performance shibari).

null

Philippe Liotard

Lyon,France

Philippe Liotard est Maitre de Conférences – Habilité à Diriger des Recherches à l’Université de Lyon (Claude Bernard, Lyon1). Il travaille sur les modifications corporelles dans leurs différentes manifestations et leurs différents processus, depuis les plus insidieux résultant de l’éducation et de la socialisation jusqu’aux modifications intrusives qui touchent à la chair par le scalpel, le poinçon ou l’aiguille, en dehors des espaces légitimes d’intervention sur le corps. Dans le cadre de la revue Quasimodo, il a coordonné le numéro intitulé « Modifications corporelles », portant sur les piercings, les implants, les scarifications et tout ce qui contribue à marquer le corps selon les esthétiques contemporaines. Plus récemment, il a lancé la revue L’INqualifiable qui consacre un numéro à la cicatrice. Ses travaux s’inscrivent dans le champ de l’anthropologie et de l’épistémologie du corps.

null

Juliette Smeralda

Fort de France, France

Sociologue, diplômée de Paris-VII Jussieu. Chargée de cours et enseignante vacataire en Licences Antilles-Guyane/IUFC (2008-2016). Chargée d’enseignement au CNAM de Martinique et à ADN-Formation (IUT-2, Grenoble). Directrice de l’Association pour l’Insertion par la culture et la Formation depuis 2011 (APICEF). Membre de l’Association Internationale des Chercheurs Francophones en Microfinance (AICFM) d’Orléans, et chercheure associée au CEREGMIA/Laboratoire d’économie d’Orléans, UMR 6121, CNRS. Les problématiques relevant de la sociologie du corps qu’elle explore sont en rapport avec l’éclaircissement de la peau chez les mélanodermes (Inde, Afrique). Ses principales publications portent sur les relations raciales, les discriminations, les traitements socioculturels du corps (esthétique post-esclavagiste dénaturante : défrisage et éclaircissement de la peau), l’immigration (l’exemple des Indo-Antillais).

null

Ivan Ricordel

France

Pharmacien-chimiste, Pr agrégé du Val-de-Grâce successivement chef des laboratoires de biochimie et de la pharmacie des hôpitaux Scrive à Lille puis du Val-de-Grâce de 1973 à 96. Il y est titulaire de la Chaire de chimie toxicologie et expertises et enseigne à l’INSTN et dans divers UFR parisiens. Il dirige de 1997 à 2008 le laboratoire de toxicologie de la Préfecture de Police (INPS). Expert près la Cour d’Appel de Paris de 1998 à 2012 en toxicologie médicolégale. Parmi ses 300 publications, les armes chimiques, les radiopharmaceutiques et l’expertise en police scientifique font l’objet d’ouvrages. Ses centres d’intérêt actuels sont la toxicologie moderne au profit de l’Histoire notamment des affaires non ou mal élucidées du passé (Lafarge, Marie Besnard, mort de Napoléon…) Son récent travail « une thériaque après 200 ans de conservation ! » montre les fabuleuses avancées de l’analyse.

null

Valérie Rolle

Nantes,France

Valérie Rolle est Maître de conférence à l’Université de Nantes. A travers une sociologie du corps et du genre, elle a travaillé sur le tatouage contemporain. Poursuivant sur le versant professionnel de la pratique, son livre L’art de tatouer (Paris, MSH, 2013) fait une large place aux modalités de réalisation de cette prestation de service vouée à mettre des images sous la peau. Ses recherches portent sur les professions artistiques et artisanales (théâtre, design). Elle a notamment publié De l’école à la scène (Lausanne, Antipodes, 2014) et codirigé « Art, Work, (De)Regulation » (Revue suisse de sociologie, 2017). Elle a, par ailleurs, enquêté sur les inégalités hommes femmes dans la formation. Ses travaux accordent une grande importance aux processus de socialisation et d’élection formels et, surtout, informels relatifs au fonctionnement des « corps professionnels ».

null

Meryem Sellami

Sousse, Tunisie

Meryem Sellami est socio-anthropologue. Elle est enseignante-chercheure à l’université de Tunis. Elle mène depuis quelques années un travail de terrain sur le genre en France et en Tunisie. Le rapport au corps, les conduites à risque et la construction de l’identité chez les adolescents constituent des questions que l’auteure explore de manière transversale dans ses recherches. Elle est aussi conférencière et formatrice auprès des professionnels autour de ces thématiques. Elle est auteure du livre Adolescentes voilées. Du corps souillé au corps sacré, PUL/Hermann, Québec/Paris, 2014 et co-auteure de Jeunes et djihadisme. Les conversions interdites, PUL/Chronique Sociale, Québec/Lyon, 2016. Elle a publié : (2007). « Du risque de devenir femme en Tunisie : Scarifications et statut du corps chez les adolescentes tunisiennes », Revue des sciences sociales, 38, 128-133. (2009). « Scarifications et statut du corps chez les adolescents tunisiens », Corps, 2/7, 105-110.