Malentendus, voire dialogue de sourd habituel au moment de l’annonce du diagnostic de la varicelle entre le monde de soignants et celui des parents dont l’enfant va déjà afficher les premières marques de la vie : les cicatrices post varicelle.

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Camille GRAVELIER PrintemailFacebookTwitterLinkedin «Batman: Second Chance (#3.2)» (1994) Batman: You hated Harvey Dent, and would do anything to destroy him. Two-Face: Why not? He was going to destroy me. Just as I’m going to destroy you! La brûlure est une pathologie intemporelle. Elle existe depuis que l’homme fit la découverte du feu, il y a [...]
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Entre le 13 mai 2015 et le 12 septembre 2016 Hélène Guggenheim a réalisé une suite de performances en respectant un protocole rigoureusement fixé.
Chacune est filmée et visible sur le site de l’artiste.
Une personne entre dans le champ de la caméra, se déshabille totalement sans oublier ses bijoux, fait un quart de tour sur sa gauche en deux temps, puis laisse un ou une doreuse recouvrir scrupuleusement à la feuille ses cicatrices. Laissé-e ensuite seul-e pendant un temps il ou elle évolue à sa convenance avant que le ou la doreuse n’intervienne à nouveau pour retirer l’or qui sera déposé dans un flacon d’alcool qui lui sera remis.

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« C’est pour vous ! »
…me dit le Pr Martine Bagot en voyant entrer une patiente dont le visage était couvert de pansements.
C’était le premier jour en 2011 de ma collaboration bénévole à sa consultation. Je suivais donc Mme O de 2011 à 2014 une fois par quinzaine de ses 32 ans à ses 34 ans.

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Bernard ANDRIEU Staps, Univ. Paris-Descartes, Dir. EA 3625 TEC & coord. GDRI 836 CNRS, associé à l’UMR 7268 CNRS Petrucia DA NÓBREGA Université Fédéral de Rio Grande do Norte, Natal, Brésil Dir. Estesia PrintemailFacebookTwitterLinkedin L’art de la contrainte physique repose sur les limites du corps humain : pesanteur, résistance de la peau, orifices corporels, douleur et [...]
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Camille GRAVELIER Valérie MARRO Tony MARITATO PrintemailFacebookTwitterLinkedin « L’ère de l’énergie bon marché est presque morte. Popeye n’arrive plus à trouver d’épinards pas chers » Popeye le Marin Ces dernières années ont vu une banalisation de la pratique du tatouage, voire son augmentation. Autrefois adopté par une population marginale tels les bagnards ou prisonniers, ou [...]
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La convergence des intérêts entre un progrès technique (toujours plus asservi à un modèle de modernité rationaliste) et la Grande Guerre (en quête perpétuelle de trouvailles technologiques les plus stratégiques et destructrices qui soient pour son auto-alimentation) eu pour effet de donner à l’être humain des moyens inédits dans les actes barbares qu’il décida de commettre contre lui-même.

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Comme la science et la philosophie, par des voies qu’il serait imprudent de négliger, l’art interroge le monde et nous alerte. Son champ est celui du monde sensible, des perceptions et des affects, celui des apparences. Depuis Platon et les Pères de l’église il fut un objet de suspicion majeur en opposition au monde des idées et à la spiritualité. Ce qui fut reproché au paraître c’est qu’il s’arrête à la surface des choses, à la superficialité par nature trompeuse. Que dire alors du monde de la peinture qui n’est que surface, rien que surface. La peinture s’est pourtant vue confier la charge du spirituel puis celle des vertus et des états d’âme. Le trompe-l’œil par exemple expose le faux pour dire le vrai et in fine nous alerte du sensible et des illusions. Cette forme un peu spécieuse, vraie en surface et fausse en substance, pose assez clairement la question première et toujours actuelle de l’art pictural : la peinture doit-elle s’excuser des apparences et de la surface à laquelle elle serait condamnée ? Je souhaiterais montrer que c’est précisément par la surface, celle de la peinture mais aussi celle des choses, que le monde se révèle, qu’il nous fait signe, à l’image de la peau qui lorsqu’elle se manifeste nous alerte de notre état.

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Une approche historique rappelle que la peau reste l’objet d’innombrables attentions et intérêts socioéconomiques à mesure notamment de l’avancée vers la « civilisation des loisirs » (Dumazedier, 1962), la balnéarisation des sociétés (Bodin et al., 2009 ; Andrieu, 2008) et les avancées en termes de connaissances biochimiques, dermatologiques ou cosmétologiques. Des produits et des services sont vendus soulignant les bénéfices escomptés pour la peau. Des activités éducatives, thérapeutiques, ludiques ou récréatives sont préconisées ou au contraire proscrites : relaxation, massages, bains et natation, sports nautiques, jeux de plage, sports de combat, etc. Les critères de prè/pro-scription sont adossés parfois à des connaissances scientifiques, parfois à des ficelles marketing ou à des croyances et présupposés plus ou moins fallacieux… Le marché du bien-être ne se dément pas ces dernières décennies, et la peau constitue un organe particulièrement choyé. Mais l’ambivalence est le maitre-mot de la vie humaine comme David Le Breton par exemple le démontre (1990).

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En dermatologie, les progrès technologiques et leur médiatisation suscitent des demandes de plus en plus fréquentes d’effacement des cicatrices (cicatrices post–chirurgicales, cicatrices post-traumatiques, cicatrices d’acné, cicatrices auto-provoquées (excoriations, scarifications, automutilations) … Les attentes sont fortes et les demandes souvent pressantes chez ces patients qui ont une véritable souffrance avec sentiments de honte et culpabilité. Une réponse opératoire immédiate, sans entendre la demande latente derrière la demande d’effacement des cicatrices, risque d’aggraver la souffrance.

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