Le phénomène de dépigmentation volontaire (DV) de la peau est très répandu dans plusieurs régions du monde, en Afrique, en Europe au Moyen-Orient ainsi que dans les Antilles de la Caraïbe (M’bemba N’doumba, 2004 ; Petit, 2006 ; Bordeleau 2012 ; Nguimbus, 2013). Haïti figure bel et bien dans la liste des pays où des individus utilisent des produits pour éclaircir leur peau. Partant de ces considérations, dans cet article, nous proposons de réfléchir sur le phénomène de la dépigmentation volontaire dans la société haïtienne, tout en cherchant à mettre en évidence quelques motifs qui peuvent pousser un individu à éclaircir la peau. En admettant le rôle des stéréotypes qui caractérisent la beauté idéale promue par l’Occident dans le phénomène de la dépigmentation, on part de l’hypothèse que la société haïtienne se construit sur une représentation qui tend à une (sur)valorisation de celui/celle qui a la peau claire au détriment de celui/celle qui a la peau sombre ou foncée. Cela alimente chez beaucoup d’Haïtien.n.e.s Noirs un sentiment ou une sensation d’inadéquation esthétique qui produit en eux le désir de se rapprocher de la couleur (sur)valorisée et considérée comme symbole de beauté par excellence. Pour appréhender le sujet, nous nous appuyons sur des travaux académiques traitant des thématiques comme : les préjugés de couleurs, la dépigmentation volontaire de la peau, le racisme, la beauté et les critères de classification sociale à partir des caractéristiques corporelles. Notre réflexion se basera sur une analyse documentaire de la propagande publicitaire pour la vente des produits éclaircissants en Haïti, un reportage diffusé dans un programme télévisé, ainsi que des articles de journaux attirant l’attention de la population haïtienne sur la DV.

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Chanje koulè po se yon pratik nou jwenn prensipalman nan peyi kite kolonize yo. Kidonk, se yon
pratik moun nan chwazi fè san pèsonn pa fòse li (Petit 2006,6; Bordeleau, 2012,11; Nguimbus,
2013,41). Dapre Bordeleau, moun nwa ki itilize pwodui pou chanje koulè po yo, se pou yo ka vin
sanble ak moun po klè yo.

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Zagocky Euloge GUEHI Anthropologue biologiste, Chargé de recherche au département de sociologie et d’anthropologie, Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo (Côte d’Ivoire) Jean-Cédric Wendtoin SAWADOGO Master en Anthropologie, Laboratoire interuniversitaire des sciences sociales et des organisations, Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo Référence électronique Guehi Z.E., Sawadogo JC. W., (2018). « Image corporelle, estime de [...]
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