Une approche historique rappelle que la peau reste l’objet d’innombrables attentions et intérêts socioéconomiques à mesure notamment de l’avancée vers la « civilisation des loisirs » (Dumazedier, 1962), la balnéarisation des sociétés (Bodin et al., 2009 ; Andrieu, 2008) et les avancées en termes de connaissances biochimiques, dermatologiques ou cosmétologiques. Des produits et des services sont vendus soulignant les bénéfices escomptés pour la peau. Des activités éducatives, thérapeutiques, ludiques ou récréatives sont préconisées ou au contraire proscrites : relaxation, massages, bains et natation, sports nautiques, jeux de plage, sports de combat, etc. Les critères de prè/pro-scription sont adossés parfois à des connaissances scientifiques, parfois à des ficelles marketing ou à des croyances et présupposés plus ou moins fallacieux… Le marché du bien-être ne se dément pas ces dernières décennies, et la peau constitue un organe particulièrement choyé. Mais l’ambivalence est le maitre-mot de la vie humaine comme David Le Breton par exemple le démontre (1990).

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